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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 14:30

Mise à jour : Une carte détaillée de la rivière.

Descente en solo de la rivière l'Allier et du fleuve la Loire 

 

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catégorie I
Parcours Apremont sur Allier - Pouilly sur Loire
Distance 50kms
Canoë Gonflable KKC335

 

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Installé sur les rives de l'Allier à la frontière de la Bourgogne et du Berry, le village d'Apremont-sur-Allier, avec ses maisons en grès dorés et son château, sera mon point de départ. Idéalement situé en amont il va me permettre de m'échauffer un peu avant le mariage des eaux de la Loire et de l'Allier. Ayant quelque peu forcé le rythme sur la descente de L'Aube, je décide ici de prendre tout mon temps, mais à peine éloigné de la berge je constate que le canoë est déjà en sous-pression. Heureusement trois petites îles sont déjà en vue et je vais pouvoir checker facilement le problème: le joint sur le bouchon d'une des deux chambres n'est pas bien en place et … ça fuit! Je remets tout en ordre et une fois les 1,50 PSI de pression atteints, j'embarque rassuré. Un grondement d'eau annonce au loin le Barrage de l'Ecluse des Lorrains. Le passage se fait rive droite sur le derniers tiers du barrage avec repérage au préalable depuis la petite plateforme en extrémité de l'ouvrage. J'aperçois ici les premières sternes, mouettes, cormorans, gravelots et aigrettes. Les milieux naturels du Bec d'Allier : bancs de sable, forêt alluviale, prairies et landes accueillent une grande diversité animale et végétale. J'y fais quelques photos et repars en direction d'un pont de chemin de fer dont les sept arches paraissent démesurées. Le passage se fait cette fois-ci entre les deux premières piles sur la gauche. Ici un choix s'impose : l'Allier se sépare en deux bras… soit vous longez la berge chérienne, soit vous vous déportez à droite de l'île et vous longez la rive nivernaise. L'île est tellement longue qu'on en oublie que c'est une île. Passée son extremité, un petit banc de sable accueille le canoë et me permet de contempler l'ouvrage pharaonique qui est en aval : un pont-canal de douze arches enjambe l'Allier sur plus de 300 mètres. Il date de 1838 et permet maintenant aux plaisanciers du canal latéral à la Loire de rallier Digoin à Briare. Quand je vois la largeur de la rivière à cet endroit je me demande ce qui m'attend sur le fleuve. Je m'approche prudemment par la rive gauche car les ponts anciens de la Loire sont suivis d'une "marche" de plusieurs mètres de haut et je souhaite vérifier que je ne risque pas de tomber dans les roches ou les troncs.

 

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Et… génial!  sous la première arche se trouve une passe à poissons tellement vaste que les dauphins ou les lamantins pourraient passer. C'est une succession de 4 grands bassins qui se déversent les uns dans les autres. Un passage de rêve pour les canoës: je me prends pour Tony Estanguet à Londres, je franchis les paliers avec succès et salue mon public en sortie . Cette rivière me plait vraiment. Moins de 300 mètres plus loin c'est le pont moderne de la D976 qui étale sa laideur, contraste frappant avec le précédent. Ici commence le Bec d'Allier : la rivière se sépare en plusieurs bras et forme des chapelets de petites îles sablonneuses qui servent d'abris aux nombreux oiseaux. Je m'enfonce dans ce labyrinthe en longeant les dunes de sable qui plongent à pic dans l'eau. Une charmante plage m'accueille pour le lunch, mais l'appel du fleuve me fait repartir rapidement. La rive droite s'ouvre soudainement, il est là ! Dans un premier temps je suis un peu déçu car sa largeur est loin de celle que j'imaginais, mais mon désappointement ne sera que de courte durée. En tournant la tête sur la gauche je vois l'aval du fleuve gonflé et élargi par l'apport de l'Allier  : majestueux! Cela ne ressemble en rien à ce que j'ai pu connaître auparavant. Seul peut-être le souvenir de l'Usumatienta : grosse rivière qui sépare le Mexique du Guatemala que j'avais descendue en pirogue quelques années avant. Plus loin je repère les premières traces de castors sur les branches d'un saule que je croyais avoir été découpées au sécateur dans un premier temps mais qui après une  observation approfondie s'avèrent avoir été sectionnées par des dents bien tranchantes. Une série de déjections sur la pointe du même ilot confirment ma réflexion, et vu la taille des colombins ce n'est pas du castor junior ! Après le passage de l'ile de Marzy la Loire s'élargit encore, l'eau est transparente et le lit sablonneux évoque les fonds marins avec ses stries de sable réguliers et parallèles. Au loin je distingue une barque échouée sur une île et décide de m'arrêter pour prendre quelques photos. L'endroit me plait tellement que je choisis de finir là ma journée de rando et d'y installer le campement. Le fleuve fait près de 200 mètres de large et les levées de la Loire sont recouvertes d'une épaisse forêt, les plages sont interminables et ça grouille de vie sauvage: poissons, rapaces, biches et sangliers s'activent de tous les cotés. De gros nuages blancs traversent tranquillement le ciel offrant une luminosité constamment changeante. Une petite pluie fine en fin d'après midi fera apparaitre un arc en ciel suiv d'un coucher de soleil des plus colorés. Dépaysement total, je pourrais être sur les rives du Zambèze ou sur les îles Andamans. Nuit bercée par le murmure du fleuve.

 

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Réveil avec le soleil et petit déjeuner à rallonge, j'embarque vers 9h avec l'impression que le courant va encore plus vite qu'hier. Il a beaucoup plu sur le massif central ces derniers jours et la Loire gonfle. A 165 m3/secondes le canoë file en direction de Fourchambault, sur la rive droite des joggeurs avancent à la même vitesse que moi. Après le pont une écluse fait la jonction entre le canal latéral et le fleuve. Le village suivant se nomme Marseille les Aubigny, au pied sont amarrés des gabares, embarcations traditionnelles en bois à fond plat et voiles blanches. Vers 13h00 j'accoste sur un spot de rêve: une plage de 400 mètres de long, déserte, avec un magnifique saule pour l'ombre et une dune de sable fin pour la tente. Cerise sur le gâteau, une pile de bois flottés enchevêtrés sèche en plein soleil. En bout de plage un cormoran immobile a déployé ses ailes et réchauffe son plumage, sur l'autre berge un héron pêche. Après un bon repas et un montage de tente, je m'installe derrière la dune avec ma serviette pour un après-midi farniente et bronzage. Au moins six hérons plus tard, à vue de nez car je roupillais... je suis réveillé par des cris de jeunes. Je relève la tête et aperçois une armada d'une vingtaine de canoës remplis d'ados qui se dirigent droit vers moi!! C'est une colonie complète de jeunes Allemands qui descendent la Loire en camp-itinérant. Ca crie d'un bateau à l'autre et si je ne réagis pas rapidement je vais avoir ces 80 gamins sur cette plage et le rêve va se transformer en cauchemar… Ils n'ont vu ni la tente ni le canoë qui sont cachés par le saule, alors d'un coup d'un seul, je me lève, je monte au sommet de la dune et je leur fais coucou. La vue de ce barbu-chevelu-hirsute et à poil va peut-être les faire changer d'avis?… Effet radical! L'embarcation du mono qui n'était plus qu'à une trentaine de mètres de la plage, bifurque soudainement sur la droite. Il hurle un ordre à son armée, je ne comprends pas la langue de Goethe mais j'imagine aisément qu'il s'agit d'un " Tribord touuuuuute!" car les dix-neuf autres bateaux prennent la direction de la prochaine plage en aval. Ouf, la soirée sera calme!

 

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Après une grasse matinée à rallonge, je quitte le camp sur le coup de midi en direction de La Charité-sur-Loire. Le niveau de l'eau monte toujours et le courant s'accélère pour ma plus grande joie. Le fleuve s'élargit aussi et atteint par endroit plus de trois cents mètres. J'assiste à une attaque de mouettes sur un groupe d'oiseaux variés qui se reposaient sur un banc de sable, elles s'attaquent même à quelques hérons pour les chasser, la mouette est vraiment la racaille du fleuve! Une escouade de canards survole le canoë en direction de l'amont. Je fait une pause casse-croûte sur une plage le long d'un bras secondaire avant d'atteindre La Charité dans l'après-midi. Un lieu de baignade (très sale) et aménagé peu avant le vieux pont de la ville, j'en profite pour y faire une escale et glaner quelques infos sur le parcours à venir auprès du loueur de canoë. A partir d'ici et jusqu'à Pouilly-sur-Loire c'est la réserve naturelle du Val de Loire et la réglementation est stricte: CAMPING, BIVOUACS ET FEUX INTERDITS et je vous déconseille vivement de braver l'interdiction car la POLICE veille au grain et inflige de sévères AMENDES aux contrevenants. Ils patrouillent de jour comme de nuit et sauront vous trouver car les petits malins s'arrêtent toujours aux mêmes endroits. De plus votre présence dérange les animaux et abime la flore. Prévoyez donc de quitter suffisamment tôt La Charité-sur-Loire de manière à ressortir de la réserve avant la tombée de la nuit. Celle-ci se termine 500 mètres APRES le pont de Pouilly-sur-Loire. Quelques kilomètres avant Pouilly je passe près d'un groupe de Bernaches du Canada, facilement reconnaissables à leur tête noire et leurs joues blanches. Plus loin, alors que je longe la rive profonde, une bestiole de taille démesurée cherche à s'éloigner de mon canoë au moment où je passe au dessus, le coup de queue est si puissant que l'embarcation en est soulevée!!! Je n'ai rien vu venir mais je distingue une forme qui s'enfuit sous l'eau, ce TRUC fait pas loin de deux mètres de long!!! Trop grand pour être un castor… J'apprendrai le lendemain que c'était un silure, ils peuvent mesurer jusqu'à 2,40 mètres et peser jusqu'à 90 kilos!!!!!!!! Je passe sous le pont vers 18H00 et continue suffisamment pour sortir de la réserve naturelle. Un magnifique coucher de soleil se déroule sous mes yeux, la Loire s'embrase pour clore cette dernière journée de navigation. En me levant pour faire quelques photos je sens une présence sous les branches… Enfin te voila, ça fait trois jours que je te guette! La photo est ratée mais peu importe: je viens de voir mon premier castor. Ce soir il fait tellement doux que je ne monterai pas la tente, une nuit à la belle étoile me fera le plus grand bien.
Je ne le sais pas encore mais c'est la nuit des étoiles filantes. Le feu d'artifice va bientôt débuter.

 

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Voir aussi les récits et vidéos canoë sur : 

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la Loue02  03-La limpidité de l'eau m'évoque la Loue 

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La Seine (Aube)

L'Yonne(Bourgogne)

L'Aube(Champagne-Ardennes)

La Loue(Jura et Doubs)

L'Armançon(Yonne-Bourgogne)

La Baie de Somme(Picardie+ virée Nord/Pas de Calais): Canoeing avec les phoques

Le Verdon(Alpes de Haute-Provence)

Le Haut-Allier(Haute-Loire_Auvergne)

 

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20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 14:22

Mise à jour : Une carte détaillée de la rivière.  

  Descente en solo de la rivière l'Aube en région Champagne Ardenne

 

 

 

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catégories I II
Parcours Bayel - Ortillon
Distance 80kms
Canoë Gonflable KKC335

 

 

 

 

 

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Comme toujours je prépare ma rando à l'avance, chose relativement aisée grâce à des sites comme rivière info pour ses cartes, Géoportail (et son génial onglet Hydrographie), vigiecrues pour les niveaux d'eau et l'incontournable Google Earth. Me voila donc bardé d'infos sur ... La Seine! Sauf qu'au dernier moment je décide de me rabattre sur l'Aube qui est quand même plus à l'écart des grandes routes. Me voici donc au petit matin, au pied du pont de Bayel avec comme seul info le fait que ce soit navigable jusqu'à Arcis, et bien sûr aucune carte... je pars à l'aventure!

 

Première journée

 

9h30 le canoë est gonflé à bloc et je pars dans la fraîcheur du petit matin. Le niveau de l'eau parait bas mais ce n'est qu'une illusion due à la transparence de l'eau. Je ne suis plus sur l'Armançon, ici l'eau est claire! Après les remous du départ dus aux deux premiers ponts, la rivière se calme et se transforme même en un interminable planiol qui, comme tout bon marin d'eau douce sait, annonce un barrage. Et là c'est la première déconvenue: rien n'est fait pour faciliter le passage des canoës et autre kayaks. Accostage sous les branches par la droite des vannes et portage obligé jusqu'en bas du barrage par le vieil escalier. Ici le plaisir commence... petite série de virages dans un courant des plus agréable, je croise mon pote le héron qui salue par son traditionnel "KRIEEEEK", un banc d'une dizaine de gros poissons accompagne le canoë sur une trentaine de mètres et les martin-pêcheurs passent d'une rive à l'autre en frôlant la surface de l'eau. Mais il faut rester vigilant car plusieurs arbres sont tombés dans l'eau. Certains obstruent même la totalité de la rivière et avec le courant la prudence est vitale. Petite pause clope après le passage des troncs. La limpidité de l'eau m'évoque la rivière la Loue, la tranquillité en plus: durant mes trois jours et demi de périple je ne croiserai que 2 canoës!!

 

Plus tard, rive gauche, je passe devant une maison cossue qui d'après Googloogloo serait le domaine de BEL ROI.La route se rapproche petit à petit et je sais, grâce aux repérages d'hier soir, que le pont de la D396 va bientôt apparaître et que le seul passage sans toucher le fond se fait par la gauche avant le premier pilier. Merveille du repérage: j'enchaîne les deux ou trois rapides sans perdre une minute. Dix minutes après le pont de chemin de fer je m'octroie une pause brunch bien méritée au déversoir de Fontaine sur une petite ile déserte au pied des cascades. Bananes, abricots secs et un reste de pain viennois au miel trempé dans un thé fumant, voilà qui devrait me permettre de tenir jusqu'au pique-nique de la mi-journée. Le soleil commence à taper dur, casquette, lunettes et ambre solaire sont de rigueur. Plus loin, une série de cabanes de jardin sur la rive gauche annonce l'entrée de Bar sur Aube. Il est midi trente quand j'arrive au niveau du centre-ville. Là je sors l'appareil photo et je mitraille, la vue d'une ville depuis la rivière et toujours un enchantement. Passage du premier déversoir sans grandes difficultés: il ne fait que 80 cm de haut mais n'est pas franchissable en bateau car le plan n'est pas incliné mais vertical et le niveau de l'eau est insuffisant. je laisse glisser le canoë le  long de la corde et j'enjambe l'obstacle. Sur la droite se trouve l' ancien moulin construit au milieu de l'eau et qui est maintenant reconverti en logement. Un sympathique riverain m'explique qu'après le pont c'était des tanneries. Je lui demande s'il ne souffre pas trop des inondations et il m'explique qu'avec le nombre de bras de rivière et de vannage le niveau de l'eau est facilement contrôlable. Après les tanneries se dresse au ras de l'eau une arrogante maison bourgeoise (probablement l'ancien propriétaire des tanneries) qui est en chantier. La terrasse étant à fleur d'eau, je m'approche doucement pour demander aux ouvriers qui est l'heureux proprio, mais les gars ne répondent pas! Et pour cause: ils sont tous Polonais... les propriétaires changent mais la mentalité reste! Face à cette maison se trouve un autre vannage, lui aussi infranchissable... mais ici aussi j'avais repéré la veille en arrivant, un couple de promeneurs m'avait expliqué comment se sortir de ce petit piège: sortir le bateau par la gauche des vannes, traverser le chemin, entrer par la petite porte à droite de la grille qui donne dans un parc public avec une berge accessible!! Dix minutes plus tard, en sueur, je suis à nouveau à bord.

La sortie de la ville se fait comme la sortie de toutes les villes: dans une eau sale, au milieu de petits tas de mousse flottante et dans les odeurs de station d'épuration, ambiance Kali Yuga.

Une heure plus tard la rivière à repris un aspect normal et je peux enfin faire une vraie pause sur un banc de galets où trône fièrement un tricycle rouillé. Repas copieux et petite sieste.

La fin d'après midi se déroule tranquillement jusqu'au barrage de Bossancourt, je décide de faire escale pour la nuit sur l'île en aval du déversoir mais les moustiques m'en dissuade. Quelques minutes plus tard j'accoste sur une petite plage plus tranquille pour y installer le bivouac. La tente est montée rapidement, le bois collecté sur la rive opposée est ramené précieusement à bout de bras et je m'offre même un petit bain de toilette au milieu de la rivière en me cramponnant à ma savonnette. Un petit feu pour prévenir de l'arrivée des moustiques et une bonne grosse gamelle pour s'endormir repu! Au loin les derniers tracteurs finissent les moissons.

 

 

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Deuxième jour

Réveil en douceur, avec les premiers rayons de soleil, la fraîcheur matinale me rappelle que la journée va être chaude, très chaude. Petit dèj copieux, paquetage et embarquement se font intelligemment. Les automatismes du rangement logique et efficace sont pris depuis mes deux dernières virées sur la Cure. J'enchaîne une belle série de petits rapides suffisamment espacés les uns des autres pour vous laisser le temps de faire quelques photos et vous remettre en bonne place avant le prochain. Plus loin sur la rive gauche je passe le village de Jessains et m'attarde un instant sur une vieille scierie installée les pieds dans l'eau. Les rayons du soleil se reflètent sur la façade en bois et l'éclairent même par dessous. S'en suit un long planiol qui arrive  dans une magnifique roselière, véritable paradis pour oiseaux en tout genre. Et comme maintenant vous le savez tous, après le planiol vient le... BARRAGE (soyez attentifs!). Et là c'est vraiment le plus laid que je n'ai jamais vu, c'est bien simple: j'ai l'impression d'arriver en canoë au coeur d'une prison de béton. Je m'attends à ce qu'une sirène se déclenche car cela fait bien 5 minutes que j'ai dépassé un immense panneau m'interdisant totalement l'accès au site. Et là je déconne pas : faut pas le faire car c'est véritablement D A N G E R E U X. Les rives sont bétonnées sur 6 mètres de haut et particulièrement à pic, il est donc quasi impossible de ressortir de là!

Mais bon, quand vous êtes seul avec plus 60 kilos à porter c'est plutôt galère, alors je m'approche tout doucement du dernier endroit ou je peux essayer de ressortir, j'amarre tant bien que mal le canoë et je grimpe au sommet du pont pour voir de l'autre coté. Super, une pente inclinée, de plusieurs mètres de haut certes mais avec un gonflable ça devrait pouvoir passer. L'inconscient que je suis ré-embarque et se dirige tout doucement au sommet du barrage. J'ai repéré un tronc bloqué sur lequel je devrais pouvoir stopper le bateau au dernier moment au cas où. Grand bien m'en fasse! Du sommet la vue est totalement différente: le plan ne paraît plus incliné mais réellement vertical et j'ai vraiment l'impression d'être à plus de six mètres de haut. Le petit Milou, celui qui a la tenue d'ange, me dit tout de suite de rebrousser chemin et curieusement l'autre petit Milou, celui qui est tout rouge, et bien il ne la ramène pas! Retour, re-ammarage et re-'grimpage' en direction des bureaux pour demander par ou je peux passer. Le gars hallucine complet quand il découvre où j'ai laissé mon canoë! "C'est interdit!" mais il admet vite que tout seul pour porter tout ça, et avec la chaleur qu'il fait... Cinq minutes plus tard, une voiture arrive avec 2 de ses collègues, ils m'aideront tous à transporter le bateau jusqu'à un endroit sûr en aval. J'en profite pour glaner quelques infos sur les difficultés à venir et apparemment elles sont légions.

A trois coups de rames plus loin, je m'arrête pour un bon bain et un en-cas. Rafraichis, j'embarque pour une série de petits rapides qui me conduisent jusqu'à une plage ombragée où j'aperçois deux canoës biens rangés et un couple installé à l'ombre, ils arrivent du village en aval et semble dubitatif quand je leur dit que j'arrive de Bayel. L'Aube est vraiment très peu fréquentée visiblement, tant mieux, je ne vais pas m'en plaindre: c'est précisément ce que je cherche en venant ici. Le village suivant se nomme Juvanzé, et c'est celui ou m'attend le prochain obstacle: un barrage Hydroélectrique bien infranchissable. J'opte pour la descente de canoë à la corde, marre du portage! Le gonflable descend sans difficultés, le problème c'est le bonhomme: le barrage fait bien trois mètres de haut et comme toujours, c'est une patinoire. Je trouve finalement une infractuosité pour un pied et je me laisse glisser : ça fait un peu mal... mais bon, je suis en bas et je n'ai pas porté ! J'en profite pour m'approcher des tubes en sortie de turbine qui produisent de jolies petites bulles, ambiance jacuzzi. Le propriétaire apparaît sur la passerelle et j'apprends que l'électricité alimentait jadis l'usine mais que maintenant ça ne suffit guère qu'à alimenter la maison. Je lui parle de mon pote qui produit aussi son électricité, il me demande où et ne semble pas connaître l'Armançon. On se salue et je reprends la rivière. Peu avant 14h je suis devant deux impressionnants pieds d'un pont dont le tablier a disparu !! ambiance seigneur des anneaux, serait-ce une porte conduisant dans un univers parallèle, sans barrages, sans pollution... j'en doute, mais c'est un bel endroit pour casser la croûte et prendre un bain dans le courant. L'après lunch est moins sportif et la nature est impressionnante: les berges sont à la verticale surmontées de grands arbres accentuant l'impression de hauteur. Dienville, son gros barrage et son usine de merde qui se permet de dégazer dans la rivière juste en amont des campings et des plages un jour de canicule!!! Vive le capitalisme. Je fulmine et m'empresse de descendre prévenir les familles que de jolies nappes de gasoil multicolores arrivent sur leur progéniture. Un gars me dit qu'il m'a vu passer hier à Bossancourt, c'est sûr, quand il n'y a aucun autre bateau, on te repère plus facilement. Une heure plus tard je glisse en canoë sur le déversoir de Brienne-la-Vieille, mais pourquoi ils ne sont pas tous comme celui ci? Bivouac non loin de là sur une plage abandonnée, ohé ohé...

 

 

 

 

 

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A l'Aube du troisième jour

 

Réveil difficile, la fatigue des deux premiers jours sous un soleil de plomb commence à se faire sentir. De plus le niveau de l'eau baisse à vue d'oeil et le débit s'est considérablement ralenti, ça joue sur mon moral, ajoutez à cela quelques douleurs au ventre et votre volonté sera sérieusement entamée. Après 20 minutes de rivière je passe devant le village de Mathaux, un chemin en pente douce part en direction des premières maisons et je décide de m'arreter ici, j'en ai marre. Je pars donc à la recherche du bon Samaritain qui va pouvoir garder mon canoë et le matériel pendant que je retourne chercher mon véhicule en stop. Mais il se passe quelque chose de curieux, une fois dans le hameau, alors que j'ai repéré une maison ouverte et entendu parler au loin, je fais demi tour et redescends vers les berges. La rivière semble me dire: "Reviens, la ballade n'est pas terminé, il y a encore beaucoup à voir".

Ok, je stopperai dans le prochain village! Et là, un miracle se produit! Au virage suivant j'aperçois une paroi que je reconnais de suite, c'est un mur de soutien sur une berge canalisée, la rive gauche s'ouvre et je vois une arrivée d'eau: c'est le canal de restitution des lacs Amance et Temple. L'eau kidnappée hier par le barrage des réservoirs est restituée ici, et syndrome de Stockholm oblige, j'en remercierais presque les ravisseurs! Le niveau de l'eau remonte d'un bon mètre et le débit en est triplé. Et là la magie opère: finis la fatigue, le moral en berne, la douleur au ventre... Je me sens ragaillardi comme jamais. Cerise sur le gâteau, tu files trois fois plus vite qu'avant. Les kilomètres défilent jusqu'en début d'après midi, à Précy St Martin je rencontre un dernier (mais je ne le sais pas encore) barrage hydroélectrique, une bonne galère de plus: impossible de descendre par le barrage, portage et contournement en rive gauche. Au passage j'assiste à l'enclenchement automatique de l'ascenseur à poissons, toute cette technologie alors qu'il eu suffit d'un petit bras de dérivation qui aurait comblé les pagayeurs et les poissons!
Depuis que le niveau de l'eau est haut, les belles plages ont quasiment disparues, alors quand je trouve enfin la plage de mes rêves, il a beau n'être que 16h, je m'arrête de suite pour installer le campement. C'est une plage en arc de cercle d'une cinquantaine de mètres avec un gros buisson en son centre et du sable pas trop gros! Ensoleillement parfait, accès facile pour entrer dans l'eau (mais gare au courant), c'est de loin le meilleur spot de ces derniers jours. Nettoyage du bateau, montage de tente et collecte de bois se font tranquillement au soleil. Par contre il est impossible de pénétrer dans les sous bois: c'est pire que le Teraï et le Guatemala réunis au niveau des moustiques!!! Bonne nuit réparatrice.

 

 

100_3930.JPG 100_3919.JPG 23- l'Aube remonte, les plages ont disparues
24-alors quand je trouve enfin la plage de mes rêves... 25-camp 3 ortillon

 

 

  Dernier jour

 

Réveil au son des gouttes de pluie, galère pour remballer me dis-je, mais il n'est que 6h00, j'en profite pour me rendormir. Une heure plus tard la pluie a cessé et le niveau de la rivière a pris quelque centimètres de plus. De toute façon je termine la rando ce matin, dès que je trouve un village accessible facilement depuis les berges. Et puis au premier village j'estime qu'il n'est pas assez bien, alors je continue. Mais de village pas bien en village pas bien je me retrouve vers midi dans une zone sans aucunes construction, tellement perdu au milieu de nulle part que je tombe nez à nez avec un renard qui ne m'a pas entendu venir. Il boit sur les berges au milieu des haute herbes inondées, me regarde un instant et finit par disparaître dans les buissons. Vers 14h j'aperçois enfin un clocher d'église et un micro-emplacement pour débarquer, je traverse un jardin et vais frapper à la première porte. Un papy sympa écoute ma requête et accepte de garder mon matériel le temps de chercher ma voiture, on parle un peu de la rivière et des moustiques, il m'apprend que je suis à Ortillon, quelques kilomètres avant Arcis sur Aube. Je pensais avoir fait une cinquantaine de kilomètres mais c'est en fait une rando de 82km que je viens de terminer.

Auto-stop très difficile, et pour cause: il y a un centre pénitencier en amont de Bayel et tout le monde doit penser que je m'en suis échappé... TF1 entretient tellement bien la peur dans nos campagnes!

Trois heures plus tard je suis de retour à Ortillon en voiture, le boat est dégonflé, plié, rangé et je rêve d'une bonne douche chaude.

Au moment de prendre la route, j'ouvre l'atlas routier et je tombe sur la page de la Loire. Tiens, il n'y a pas de barrage là-bas...

 

 

 

 

carte-Aube.jpgCliquer pour agrandir

 

Voir l'album photo 

 

le site aube.canoekayak propose des topos-rivières sur l'Aube et la Seine qui datent un peu mais sont très précis.

 

 

 

Voir aussi les récits et vidéos canoë sur : 

seine la Loue02 

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La Seine (Aube)

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La Loue(Jura et Doubs)

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2 avril 2012 1 02 /04 /avril /2012 00:14


Variations photographiques suscitées par une sculpture en fer de Bénédicte Havet. Cette course entre le sujet et l'ombre se transforme en relais entre deux protagonistes. Elle entraîne une mise en scène cinématographique. Je ne peux pas m'empêcher de penser aux travaux de Eadweard Muybridge ou à ceux de W.G Horner (le zootrope). Le mouvement est la clef principale de toutes ces recherches et ne peuvent que ravir le vidéaste que je suis.

A vos marques, prêts, partez!

 

 

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Photos Techneekolor

 

 

 

Voir aussi:  - Allegreto carton sculpté (vidéo)

                 - Grace et pesanteur performance (vidéo)

 

 

 

 

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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 00:00

Vidéo dans la suite de l'article.

 

Grace et pesanteur est une performance réalisée par Henri Ogier et Bénédicte Havet aux Champs-Melisey (Yonne) en Aout 2011. Bénédicte Havet est sculpteur sur métal et carton. Henri Ogier est musicien, scénographe, concepteur d'objets sonores et de spectacles musicaux pour la compagnie Au Cul du Loup.

 

 

Capture-d-ecran-2012-03-06-a-13.13.34.png

 

Sur un immense plateau tournant et oscillant, évoluent différentes sculptures en carton et en métal rouillé: des femmes, des hommes, des enfants en marche, des danseurs projetant leurs ombres et, au dessus, des oiseaux et des couples volants sur les rythmes impulsés par Henri Ogier (musicien, scénographe, concepteur d'objets sonores). Lentement les sculptures de Bénédicte Havet gravitent autour d'un bonsaï central: l'arbre de vie.

 

 

Voir aussi les sculptures de Bénédicte Havet dans la vidéo "Allegreto"
Voir aussi les sculptures de Bénédicte Havet dans la vidéo "Allegreto"
Voir aussi les sculptures de Bénédicte Havet dans la vidéo "Allegretto"
Voir aussi les sculptures de Bénédicte Havet dans la vidéo "Allegreto"
Voir aussi les sculptures de Bénédicte Havet dans la vidéo "Allegreto"
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19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 15:56

Depuis quelques jours le Blog Techneekolor s'est doté d'un nouvel onglet:

VOYAGES (HD)

avec deux nouvelles vidéos : Jordania's Blues et Cambodge & Viêt Nam

bon voyage à tous.

 

 

Capture d’écran 2012-02-19 à 15.55.07

 

 

 

 

 

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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 12:45

Mise à jour : Une carte de la vallée.

 

Vidéo dans la suite de l'article.

On avait presque oublié que ce blog pouvait offrir tout autre chose que des objets vintage... et notamment des vidéos!

 

Canoëing l'Armançon ou le retour aux sources.


Après vingt ans d'absence, il est toujours plaisant de retrouver une amie. Et comme c'est sur ses rives que j'ai vécu mon éveil à la Nature, je voulais lui rendre un petit hommage.

 

100 2836

 

 

 

 

 

 

L'Armançon (Hormensio, Ormensio, Hermentaria,….)
La rivière aux pierres rouges, allusion au granit qui, dans sa partie supérieure, tapisse son lit.

Ici c'est elle qui décide… Le tracé du canal de Bourgogne, de la ligne SNCF Paris-Lyon-Marseille et même celui de l'ex-nationale 5 entre Paris et Genève (l'actuelle D905), sont définis par son cours et sa vallée.
On lui doit  les moulins (Perrigny, Nuits, Fulvy…), les châteaux (Ancy le Franc, Tanlay, Nuits…), les carrières (Ravières, Cry….) et les usines (Rocamat, Lafarge et autres pollueurs..) Tout ce petit monde est venu se greffer successivement sur ses rives.


L'Armançon prend source à Essey (canton de Pouilly en Auxois), elle reçoit  la Brenne et l'Armance comme affluents avant de se jeter dans l'Yonne. Sa longueur est de 203km dont 117km dans le département Icaunais.
De nombreux silex taillés et polis, découverts du coté de Montigny (21), attestent de la présence de peuplades préhistoriques sur ses berges.
C'est dans la vallée de l'Armançon que Jules César combattit Vercingetorix du coté d'Argentenay avant que celui-ci ne se retranche plus au sud (Alise?).
Il est fait mention de l'Armançon dès 833 dans des écrits de l'abbaye St Remy de Sens à laquelle appartenait la terre de Cheny, qui en est voisine. La construction du moulin de Cheny date de 1243.

 

  Extrait de la carte Cassini, XVIIIe siècle.


Au XIIeme siècle on y transporte du grain et du vin depuis son embouchure jusqu'à Brienon.
En 1366, les embarcations transportant du vin naviguent depuis Laroche et rallient Paris en 17 jours.

Certains textes anciens parlent d'une navigation possible jusqu'à Tonnerre pour les bateaux et

à l'embouchure de la Brenne pour le bois flotté.

 

train-de-bois.jpg

Train de bois conduit par des "voituriers par eau"

 

 

Au XVIIeme Siècle l'Armançon alimentait via l'Yonne et la Seine, la ville de Paris en bois flotté pour le chauffage et la construction. Les forêts de Tonnerre, Melisey ou Maulnes ont été très largement exploitées par la comtesse de Clermont a partir de 1547. En 1557 c'est plus de 24000 stères qui sont charroyés depuis la forêt de Maulne pour le port de Saint-Martin-Molosmes (l'actuel St Martin sur Armançon). Le bois était jeté à "bûches perdues" dans la rivière jusqu'au lieu-dit de la bouche d'Armançon, puis conduit pas des "voituriers par eau" en "train de bois" jusqu'à la capitale.
L'exploitation de la forêt de Maulnes nécessitait d'emprunter le ruisseau de Quincy ou de Baon, de faire passer le bois par le canal et aqueduc du parc de Tanlay, puis de les sortir par le Petit-Moulin pour les rendre dans l'Armançon. Les dégradations des berges du château dues aux bûches amenaient à de fréquents procès.
En 1790 la construction du canal de Bourgogne mettra le coup de grâce à l'exploitation de l'Armançon en modifiant son cours à de nombreux endroits (Saint-Florentin, Saint-Martin, Pacy) et en pompant goulûment une grande partie de son eau.
En 1883 on établit un barrage à Pont, en amont de Semur, mais le réservoir alimentera surtout le canal dans sa partie supérieur. Le chemin de fer arrivé dans la vallée quelques années auparavant (1850) enrayera progressivement l'exploitation … du canal!
La Révolution Industrielle finira de défigurer ma pauvre rivière en y implantant ses monstres d'acier qui seront aussi des monstres de pollution.

Quelques curiosités historiques filmées au cours de la descente en canoë.

le minutage entre parenthèses fait référence à la vidéo ci-dessous.

 

Le pont de Cry (00:40) l'un des ponts anciens les plus grands de la rivière. Douze arches en pierre, quelques arcs légèrement ogivaux; XVIe siècle.

 

Le château de Nuits (01:43) construit dans la deuxième moitié du XVIe siècle en 1560, et sa façade arrière donnant sur l'Armançon.( ici une autre vidéo sur le château)

 

La ferme Saint-Marc (02:12) ancienne Commanderie des Templiers, la chapelle date du XIIIe siècle. C'est une propriété privée, elle ne se visite pas.

 

Le village de Perrigny (03:00) le moulin et le déversoir, l'église et le pont (03:28) de sept arches à plein cintre; du XVIIe siècle.

 

 

 
Track: Rone/bora avec la voix de l'écrivain Alain Damasio.
 

  carte vallée de l'armançon-copie-1Cliquer pour agrandir

 

la plupart des infos de cet article sont issues d'un document de 1887 intitulé
"recherches historique sur la riviere L'Armançon" consultable sur le site de la BNF.
 

 

 

Voir aussi les récits et vidéos canoë sur : 

seine la Loue02  03-La limpidité de l'eau m'évoque la Loue  100 4009 

IMG313

Baie-Somme-google

 

can-allier.png


L'Yonne(Bourgogne)

La Seine (Aube)

La Loue(Jura et Doubs)

La Loire (Berry-Bourgogne) 

L'Aube(Champagne-Ardennes)

La Baie de Somme(Picardie+ virée Nord/Pas de Calais): Canoeing avec les phoques

Le Verdon(Alpes de Haute-Provence)

Le Haut-Allier(Haute-Loire_Auvergne)

 

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28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 20:47

                                                     Quelques jaquettes de l'ére pré-web

 

 

Hyper-Ballad

 

 

 

 

 

 

Road muvi

 

 

 

 

 

 

marchand de sable

 

 

 

 

 

 

the white dividi

 

 

 

 

 

 

 

Quarantaine

 

 

 

 

 

 

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22 novembre 2010 1 22 /11 /novembre /2010 02:05

 

Cette petite balle jaune n'en finit pas de rebondir.

Après le  Festival Ecran Libre  d' Aigues-Mortes, c'est au tour de la shortlist du Festival Halte au Long  où le court-métrage a été sélectionné et devrait prochainement être diffusé sur Direct 8... A suivre!

 

Balle de Match  (tourné au village de Reillanne - Alpes de Haute Provence)

Quand on a pas de tête...On a une poule Chinoise!.

 

Quelques photos du tournage:

 

Reillanne Saint Denis

Tournage du court-métrage BALLE DE MATCH

au pied de reillanne

Reillanne

Reillanne porte Saint Pierre

Reillanne Balle de Match

Reillanne

Balle de Match

reillanne

reillanne 8894

reillanne 8888Photos de Reillanne: Neeko.

Photos du tournage : Simon Blanchard.

 

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6 novembre 2010 6 06 /11 /novembre /2010 17:00

C'est toujours agréable de voir son court-métrage sur un écran de cinéma, et encore plus lorsqu'il vient d'être primé! (projection le dimanche 14 novembre à 17h, lors de la cérémonie de remise des prix.)

ça se passe ici:

images.jpg

14ème Festival Ecran Libre

Du 12 au 14 novembre 2010, courts et moyens métrages à Aigues-Mortes.

14ème Festival Ecran Libre à Aigues Mortes
                                           ecran libre
    14ème Festival Ecran Libre à Aigues Mortes

Crée en 1996, le Festival Ecran Libre d'Aigues Mortes est un festival national de courts et moyens métrages. Il a pour objectif de permettre aux jeunes cinéastes de projeter leurs réalisations dans les meilleures conditions d'image et de son, et surtout de leur donner toujours plus de liberté. Aussi, le thème est libre et tous les supports pellicule et vidéo sont acceptés.

 

Les 37 oeuvres sélectionnées pour cette 14ème édition seront projetées durant ces trois jours au cinéma Marcel Pagnol à Aigues-Mortes.

 

Entrée libre et gratuite.

 

 

Plus d'informations :


Festival Ecran Libre
Cinéma Marcel Pagnol
9 rue Victor Hugo
30220 Aigues-Mortes
Tél : 33 (0)4 66 53 74 99

 

Pour voir le court-métrage primé, cliquez ici

 

 

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29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 10:35

  Vidéo dans la suite de l'article.


carton in progress

 

 

 

 

Une  vidéo qui s'intéresse à la sculpture.

J'avais été touché par les sculptures de Bénédicte Havet, 
son travail sur le mouvement suscitait des images. 
L'éventail de supports (bois, métal, terre...) étant trop vaste 
à embrasser d'une seule fois, je décidais de me concentrer sur le carton.
Ne souhaitant limiter ses sculptures a un simple diaporama,
il me fallait les mettre en mouvement.

 

 

IMGA0347-.jpg

 

 
  S'en suit une longue période de préparation de tournage: 
* Mettre en place des "systèmes" pour donner de la mobilité :
                 - aux oeuvres  ( plateaux tournants, manuels et motorisés)
                 - à la caméra  ( déplacement horizontal, vertical...)
* Prévoir une série d'éclairages adéquats et fonctionnels pour chaque type de sculpture
(dimensions variant de 7cm de haut jusqu'à 1mètre50)
Et là, je veux remercier mon ami Pierre (P.H.B), sans qui toute cette préparation n'eut été
qu'un vulgaire bricolage. Il s'est montré d'une ingéniosité sans bornes.

 

Tournage-Benedicte-Havet.jpg

 

 

En Mai le tournage a lieu pendant les dix jours pluvieux, du coup je supporte mieux le fait de rester enfermé dans "l'obscurité" et la chaleur étouffante des projecteurs ( oui je sais, je suis couvert sur les photos, mais le matin ça caille aussi! ). De longues heures de réglage, d'éclairage et de répétitions de mouvement de caméra avant d'obtenir des résultats "satisfaisants".
Les rushs dormiront tout l'été, saison de prise de vues oblige!
Mi-novembre, le dernier tournage est bouclé ( L'Armançon, pour ceux qui suivent!) et je peux me remettre au montage. 
L'occasion de citer le (génial) réalisateur Français, Michel Gondry, à qui j'emprunte la B.O de Eternal Sunshine of the Spotless Mind  pour illustrer ce clip.( Musique de Jon Brion). 
 Montage complexe: je ne veux pas de rythme soutenu, je souhaite que l'on prenne le temps... Et paradoxalement, les 15 sculptures doivent tenir sur ce tout petit track de 2mn24 !

 

 

Techneekolor

 

 

  • N'hésitez pas à laisser un commentaire, un avis, une critique... Sculpteur et vidéaste en seront heureux.

 

  • Bon visionnage.

 

Photos, articles, expos et autres infos sur le travail de Bénédicte Havet

 

 


 

Allegretto (Sculpture)

 

 

  Voir aussi la vidéo de la performance "Grâce et pesanteur"

Voir aussi la vidéo de la performance "Grâce et pesanteur"

Voir aussi la vidéo de la performance "Grâce et Pesanteur"

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